Je ne vous enseigne rien en vous énonçant qu’il faut manger des légumes. Durant l’enfance, un bon nombre d’entre-nous étions contraint de manger nos légumes avec notre souper… sans quoi… pas de désert! Mais pourquoi maman était aussi insistante? Aujourd’hui encore, on mise sur les légumes et  pourtant… on a encore de la difficulté à en consommer suffisamment sur une base quotidienne.  Pourquoi???

Évidemment, j’ai une petite idée la dessus! Je vous explique. Les aliments les plus attirants pour le palais sont souvent plus riches en gras, en sel ou en sucres. Les acides gras volatiles sont responsables de l’odeur agréable qui se dégage d’un aliment lors de la cuisson et qui décuplent les saveurs. Le sel, tant qu’à lui stimule nos papilles qui en redemandent encore et encore. Qui est capable de manger des croustilles sans voir le fond du sac??? Et pour sa part, le sucre jouerait sur l’équilibre de certains neurotransmetteurs au cerveau et stimulerait nos tentations vers le cette gratification instantanée. Comme les légumes sont pauvres en gras, en sel et en sucres, voilà peut-être ce qui leurs valent la boutade de certains d’entre-nous!

En considérant qu’un grand nombre de québécois souffrent de maladies chroniques (l’hypertension, le diabète, les maladies cardiovasculaires, l’obésité) et que presque la moitié d’entre-nous souffrent d’un surplus de poids, les légumes sont une priorité sur le plan nutritionnel. En fait, outre leur teneur intéressante vitamines, minéraux et composés phytochimiques, les légumes ont une faible densité énergétique et une bonne quantité de fibres. Ils sont donc un moyen efficace de contrôler notre appétit et de faire le plein d’un carburant de grande qualité.

Dans un article précédant, je vous suggérais de miser sur l’écoute des signaux de faim et satiété pour arriver à une saine gestion du poids. Je pousse la réflexion en ajoutant cette nouvelle notion, celle de densité énergétique. En somme  le corps utilise plusieurs mécanismes de rétroaction pour nous stimuler à manger et à cesser de manger. Sans aller dans les détails, les légumes contiennent peu de calories par volume. Lorsqu’on augmente le volume alimentaire dans l’estomac, certains mécanismes de rétroaction s’activent et apaisent notre faim. De plus, puisque les légumes sont riches en fibres, la digestion est ralentie par ces dernières. Lorsque le temps de digestion est allongé, la sensation de satiété perdure plus longtemps.

 

 

Les légumes, c’est une pierre 3 coups! En savourant chaque bouchée, commencer le repas par un grand verre d’eau poursuivre par des légumes, des fruits, puis, le reste du repas. Ainsi, la satiété arrivera plus tôt et vous limitez naturellement la quantité d’aliments qui contiennent plus de calories par volume.

Le truc ; rien renier MAIS… user de stratégies qui nous permettent de profiter de tout, dans la bonne proportion, complètement rassasié.

Bonne appétit!